Le label RGE séduit les artisans du bâtiment

Après un démarrage poussif, le label RGE convainc de plus en plus de professionnels du bâtiment. Qualification obligatoire depuis un an pour réaliser des travaux de rénovation énergétique financés par des aides de l’Etat (crédit et impôt transition énergétique et Éco-PTZ), elle séduit environ 2 500 nouvelles entreprises chaque mois. Et c’est auprès des sociétés de moins de 7 salariés qu’elle a le plus de succès. D’autant que, au-delà des exigences réglementaires pour capter de nouveaux marchés, elle offre une visibilité et un gage de qualité aux entrepreneurs. En trois ans, ce sont au total près de 60 000 entreprises qui ont obtenu la qualification. Pourtant, la démarche n’est pas si simple. Le dispositif connaît depuis ses débuts quelques lourdeurs administratives qui freinent son développement, sans compter le coût que représente l’obtention de la certification. Un ajustement s’imposait donc… Et ce sera désormais chose faite en 2016. Plusieurs axes de simplification ont en effet été décidés. Le nombre de chantiers nécessaires pour montrer sa compétence sera réduit à deux et il faudra la valider tous les quatre ans et non plus tous les deux ans. Les domaines de qualification vont être réduits également à deux : système passif (enveloppe, fenêtres…) et système actif (chauffage, électricité…), ce qui limitera le nombre d’audits nécessaires. Enfin, la formation sera simplifiée à un module s’étalant sur trois jours. Sans lever tous les freins, cet assouplissement devrait donc accélérer encore un peu plus le développement de ce label dans le bâtiment.

Les Echos Publishing – 2015